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GRAINE D’ECRIVAINS

Samedi, le Belem a quitté Saint Malo. Mais, 273 auteurs et réalisateurs de 37 pays différents sont arrivés dans la ville corsaire qui accueille actuellement le festival Etonnants Voyageurs. Cette année, c’est à travers le roman que nous voyageons pendant trois jours mais aussi grâce aux films et aux échanges entre auteurs.

Les rendez-vous proposés sont variés et pour de nombreux visiteurs, les choix sont difficiles. En effet plus de 12 rendez-vous peuvent être affichés simultanément.  Alors, entre « Je » de mémoire, une conférence avec Maryse Conde, Roland Colin, Alain Mabanckou et Boualem Sansal et « Le roman entre Orient et Occident » avec entre autres Jean Claude Carrière et Atiq Rahimi ou bien encore « Hollywood, l’usine à rêve » avec Kevin Brownlow, Michel Le Bris et Bertrand Tavernier, il faut évidement choisir !

Si l’Amérique est à l’honneur avec ses westerns, ses conflits et ses guerres, l’Afrique occupe néanmoins une place importante.

Le festival est aussi l’occasion de récompenser les jeunes plumes. Cinq lauréats du concours de nouvelles "Etonnants Voyageurs" ont reçu non seulement un diplôme mais un chèque allant de 600 à 350 euros. De plus, ils auront l’occasion de participer à une master class afin de peaufiner leur texte. Ceux-ci feront l’objet d’une publication.

Cinq élèves des quatre coins de la France sont sélectionnés parmi plus de 5 000 candidats. Cette année voici les lauréats :

Remise de prix Etonnants Voyageurs

De droite à gauche : 3e prix attribué à Maëlle Tripon, 1er à Juliette Thomas, 2e à Helena Capdevieille, 5e à Alexandre Meyer et 4e à Mathilde Bonnetier. Crédit photographique : © 2013 Véronique Samson

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Alors bon vent à cette graine d’écrivain !

LA COURSE AUX RESPONSABILITES ou quand manger est synonyme de danger

Le scandale de la vache folle n’est pas oublié mais comme nous le constatons aujourd’hui encore, nous ne sommes pas à l’abri des fraudeurs et arnaqueurs de tout acabit. La nouvelle affaire révélée par le groupe suédois Findus prouve bien que certains ne sont pas à cheval sur les principes !

Les consommateurs britanniques ont retrouvé de la viande équine, entre autres, dans les lasagnes vendues en plats préparés alors que le produit est étiqueté « viande bovine ». Sur le plan éthique, l’affaire pourrait être anodine pour un Français mais pas pour un Britannique, pour qui le cheval est sacré. Sur le plan sanitaire, c’est l’ensemble des consommateurs qui est touché. La viande chevaline pourrait contenir de la phénylbutazone, un produit utilisé pour traiter la douleur chez les équidés et interdit à la consommation humaine. Si ce remède de cheval était présent dans les préparations, les plaintes pourraient affluer, à moins que nous soyons guéris de nos douleurs rhumatismales en mangeant des lasagnes !

Courses

© 2013 Véronique Samson – Manèges forains.

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Quant à cette fraude des étiquettes, ce nouveau scandale alimentaire a l’avantage de remettre sur le plat la question des circuits alimentaires, des contrôles sanitaires et de la traçabilité des produits destinés à la consommation.

A l’heure des bilans carbones et des circuits courts, comment expliquer que la commande du suédois Findus faite à la Comigel française (producteur et distributeur) aille au Luxembourg (usine de production de la Comigel) puis retourne en France (chez Spanguero, le sous-traitant de la Comigel) pour aller à Chypre (le tradeur), pour continuer son périple aux Pays Bas (un autre tradeur), ce dernier commande la viande en Roumanie ?

Finalement, la viande roumaine revient à Castelnaudary chez Spanguero qui est désormais au centre du scandale. Si ce dernier doit s’expliquer, il ne sera pas le seul à justifier de ses pratiques industrielles dans ce long périple.

Compte tenu de ce circuit européen et du nombre des intermédiaires, nous devons nous demander ce que contient réellement ces plats préparés. Pour que tous ces intermédiaires gagnent suffisamment de l’argent, il faut bien rogner sur la qualité des produits. Par ailleurs, certains pays font de la fraude un sport. Contourner la loi est parfois simple puisque la politique suivie est « pas vu, pas pris » et les contrôles rares.

La nouvelle directive européenne qui autorise l’utilisation de farines animales (PAT = protéines animales transformées) pour l’alimentation des poissons d’élevage, tombe bien mal dans ce contexte. Nous finirons bien par devenir végétarien(ne) ou végétalien(ne) faute de savoir ce que nous avons dans notre assiette. Il ne reste plus qu’à espérer ne pas vivre le scénario du film de Richard Fleischer (1973) « Le soleil vert ».

2013 ET QUE LA ROUE TOURNE !

Que cette nouvelle année apporte de la chance à celles et ceux qui sont en recherche…d’un travail, du bonheur, d’un numéro gagnant etc.  N’oubliez pas : la roue tourne !

Quelle soit aussi un festival de couleurs resplendissantes !

fete de Nouvel An

Les carrousels du Nouvel An. Crédit photographique : © 2013 Véronique Samson

MEILLEURS VOEUX pour 2013

Que cette nouvelle année 2013 soit douce, pleine de surprises et d’agréables moments.

fleur de bonne annee 2013

Crédit photographique : © 2012 Véronique Samson

JOYEUX NOEL 2012

Nous l’avons échappé belle ! Apocalypse, fin du monde, débâcle étaient annoncés pour le 21 décembre 2012. Il ne s’est rien passé… Sauf bien-sûr pour les médias qui ont réussi à nous tenir en haleine du matin au soir pendant au moins une semaine et quelques rhumes attrapés sur le pic de Bugarach.

Noel

Ambiance de Noël – © 2012 Véronique Samson

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Nous ne sommes pas morts le 21 mais ce sera peut-être demain. Alors, puisque nous sommes en sursis depuis notre naissance, profitons donc en toute sérénité de la fin d’année.

Que chaque boule de savoirs continue de transmettre sa richesse, sa lumière dans cette immense guirlande du monde.

LE PROCES AZF – condamnation et relaxe

Dans l’affaire AZF, la décision de la Cour d’Appel de Toulouse est tombée. La cour condamne le directeur du site GRANDE PAROISSE (gestionnaire, directeur de la sécurité…), Monsieur Serge Biechlin, à trois années d’emprisonnement dont deux années assorties d’un sursis simple et à quarante cinq mille euros d’amende (45 000 €). Toutefois, il faut préciser que la partie ferme de l’emprisonnement sera faite sous le régime de la semi liberté. La cour a estimé qu’"il n’existe aucun élément de nature à minorer sa responsabilité personnelle".

decision de la Cour d'Appel dans le proces AZF

La Cour d’Appel de Toulouse a prononcé aujourd’hui sa décision. Le juge Bernard Brunet a tranché 11 ans après les faits. Crédit photographique : © 2012 Véronique Samson.

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Par ailleurs,  la Cour condamne GRANDE PAROISSE à deux cent vingt cinq mille euros d’amende (225 000 €). Elle reconnaît ainsi la société GRANDE PAROISSE responsable, elle a commis des infractions d’homicide involontaire, avec blessures involontaires et destruction involontaire de biens appartenant à autrui. Par contre, TOTAL SA et M. Desmarest sont relaxés.

La Cour a reconnu qu’il y avait eu de graves manquements notamment au niveau de la formation des salariés travaillant sur ce site chimique classé "SEVESO 2 seuil haut". L’usine employait 450 à 460 salariés, dont 250 environ étaient présents chaque jour. Grande Paroisse employait aussi de nombreux sous-traitants, 238 entreprises intervenaient de manière régulière ou ponctuelle.

"Du fait de son désintérêt constant pour la formation, la protection et la sécurité des salariés des entreprises sous-traitantes, M. Biechlin a généré un risque considérable pour ceux-ci, plus largement pour tout le personnel travaillant sur le site, et au-delà pour la population toulousaine". Extrait de l’arrêt du 24 septembre 2012.

Si le personnel de l’usine avait bénéficié d’une formation concernant les produits chimiques ainsi que leur dangerosité, le tas de nitrates déclassés n’aurait jamais pu se mélanger aux produits chlorés. L’usine AZF produisait 600 000 tonnes de produits chimiques par an (acide nitrique, nitrate d’ammonium, formole, dérivés azotés…), soit environ 1 250 tonnes par jour. Monsieur Biechlin n’a pas pris non plus de mesure visant à réduire les risques et il est donc déclaré responsable.

Le 21 septembre 2001 à 10h17 et 55 secondes, le pôle chimique AZF explose. Cette explosion entraîne la mort de 21 personnes, décédées immédiatement dans l’enceinte du site ou qui décéderont plus tard. A l’extérieur de l’usine, 10 personnes sont retrouvées mortes. Aujourd’hui, de nombreuses personnes présentent encore des problèmes de santé liés à l’explosion. Il reste aussi un cratère d’une superficie d’environ 3 000 m2 et trois stèles érigées à la mémoire des morts.

Un jour viendra peut-être où les vivants réussiront à s’entendre et à rendre un seul et unique hommage aux personnes décédées. Un jour viendra peut-être où les autres usines déclarées "SEVESO", telle l’usine chimique proche de Rouen, déménageront avant que le pire n’arrive.

COVOITURAGE LIBRE

Le site de Covoiturage-libre.fr est un site qui met en relation des automobilistes et des passagers qui souhaitent partager un même voyage dans un même véhicule à prix modéré. Mais en quoi diffère-t-il des autres sites qui ont la même vocation ?

Nicolas Raynaud nous explique les raisons pour lesquelles il a décidé de créer Covoiturage-libre.fr. "Utilisateur régulier d’un site de covoiturage célèbre, j’ai été très déçu et très agacé par leur décision unilatérale d’obliger à réserver et payer en ligne une place de covoiturage. Je ne vais pas exposer ici toutes les raisons de ma colère (le texte serait beaucoup trop long), mais plutôt vous expliquer pourquoi ce site est aujourd’hui en ligne". lire la suite…

La différence réside donc bien dans la méthode et dans l’aspect financier. Est-il nécessaire d’obliger les passagers à payer par carte bancaire pour obtenir les coordonnées d’un/e automobiliste et de rajouter une TVA, ce qui revient à un voyage plus cher !

Ce n’est pas l’avis de Rudolf qui a aussi choisi comme beaucoup d’autres de proposer un voyage avec Covoiturage-libre.fr. Les rendez-vous sont pris en toute simplicité sur le site internet et la mise en relation est gratuite. Rudolf est à l’heure, très prévenant et sa conduite est irréprochable. Alors que demandez de plus ?

Covoiturage libre

Passion for excellence : Rudolf, Gaylor et Guillaume ont choisi Covoiturage-libre.fr. Crédit photographique : © 2012 Véronique Samson.

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Avec Covoiturage-libre.fr, le voyage peut devenir autre chose que de l’agacement de n’avoir pas le droit de contacter directement le conducteur ou la conductrice et de l’énervement en prime. Il est heureux de voir que cette initiative se démarque du mercantilisme habituel et privilégie le contact humain. Voici peut-être le début du voyage passion ou la passion de l’excellence…

LES ROMS – programme d’insertion par l’auto-construction

Comme chaque année, indépendamment de la couleur politique et par un beau ciel bleu d’août, les Roms sont à la une des médias : les Roms sont expulsés. Cela devient un marronnier, tout comme les régimes et les maillots de bain du mois de juin !

Implantés le plus souvent sur des terrains vagues, en bordure de ville, loin des regards, les Roms tentent de vivre sans hygiène, sans électricité et sans point d’eau. Pour certaines villes, la seule solution pour ne plus avoir ce problème est l’expulsion. Nous l’avons constaté récemment encore à Lille. D’autres ont choisi des solutions plus constructives et se sont orientées vers des programmes d’intégration. Il en existe quelques-uns en banlieue parisienne.

Les programmes d’insertion varient. Un projet d’auto-construction démontre que tout est possible même en 2011 mais c’est peut-être une exception.

Pour quelques familles Roms souscrivant à ce programme d’insertion, 22 maisons en kit ont été montées en auto-construction, donc par les habitants eux-mêmes. Au risque de choquer certains, il s’agit de maisons d’architecte conçues avec un beau bardage en bois. Oui, les Roms, que nous appellerons ici, les habitants, peuvent aussi loger dans de belles maisons même s’ils ne votent pas.

Maison en kit pour Roms

Maisons construites par les Roms en banlieue parisienne dans le cadre d’un programme d’insertion. Elles ont été conçues par un architecte. Crédit photographique : © 2011 Véronique Samson.

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Les pans de murs isolés sont montés sur un plancher, placé sur une structure (plots et poutres) en béton. La toiture plate est en acier. Les auto-constructeurs se sont consacrés uniquement à monter les kits intérieurs et extérieurs. La plomberie, l’électricité et le raccordement aux réseaux divers ont été assurés par des entreprises. Chaque maison est attribuée à une famille suivant la surface nécessaire à ses membres, allant de 20 à 30 m². En contrepartie, tout comme dans d’autre programme d’insertion, les habitants doivent scolariser leurs enfants, participer à des cours de langue. Ils apprennent bien souvent notre langue très rapidement, contrairement à un Français.

Ce type de projet n’est pas simple à mettre en place. Il s’agit tout d’abord de problème foncier. Car même si le terrains sont généralement coincés entre de multiples réseaux ferroviaires et/ou viaires, ceux-ci ont un coût. Il faut également créer des structures d’accompagnement. De plus, il est nécessaire de modifier la législation afin que les Roms accèdent au travail, sans quoi ils resterons dans une situation précaire. Il faut souligner que ces maisons démontables ne sont là que pour accueillir les familles pendant deux ans. Au terme de cette période, il est envisageable que les familles puissent voler de leurs propres ailes et louer un logement en ville.

Pour les municipalités, les obstacles ne sont pas tant d’ordre technique. L’argent est une chose, mais l’image en est une autre. La preuve, certains conseils généraux préfèrent taire ces projets très ambitieux et très positifs, car ils pourraient attirer le mécontentement de la population (votante). On pourrait reprocher à ceux qui sont rejetés de toute part d’habiter décemment des maisons d’architecte situées entre deux voies ferrées. On voit poindre aussi la crainte que ce type de programme ne crée un appel d’air comme si la planète entière allait débarquer sur ces petits lopins de terre.

La réunion interministérielle, qui a lieu aujourd’hui à Matignon, aurait pu avoir lieu avant le démantèlement des camps de Lille, de Lyon et de Paris, ce qui aurait donné une image plus réfléchie et plus constructive de ce nouveau gouvernement. Espérons que cette réunion puisse déboucher sur des actions concrètes. Les Roms pourraient enfin devenir des habitants comme les autres ; enfin pas tout à fait puissent qu’ils sont auto-constructeurs et ouverts à divers apprentissages.

CONCOURS PHOTO BIDON !

Ils sont légions les concours de photographie. Ils poussent en été comme des champignons et ils provoquent aussi des allergies dans le monde de la photographie professionnelle !

De quoi s’agit-il en réalité ? Une entreprise ou un office du tourisme fait appel à des photographes pour photographier la région. Jusque là tout va bien. Mais ce qui ne va pas du tout, c’est que non seulement la prestation est gratuite mais qu’en plus on utilise gratuitement les photographies pendant des années. En outre, l’organisateur s’attribue le droit également de diffuser gratuitement la photographie à un tiers.

la photographie

Comme l’indique l’article de l’UPP (Union des Photographes Professionnels), il serait temps de comprendre que ces concours bidon ne sont là que pour dissimuler un travail. Or tout travail demande une rémunération. Quand une entreprise travaille, elle demande une rémunération. Pourquoi serait-ce différent pour un photographe ?

"On pourrait tous faire pareil à Cherbourg :
à l’hôtel : j’ai payé 3 nuits mais la région est si belle, je pourrais pas avoir 2 ou 3 nuits offertes en plus ? Je vous ferai de la pub…
au restaurant : très bon ce repas mais j’ai encore faim, je pourrais avoir un autre dessert gratuitement ? etc… etc…. Ce responsable explique aussi que leur budget est serré…" Ben voyons, comme si les photographes vivaient d’amour et d’eau fraiche !

L’office du tourisme de Cherbourg se dit "désolé de la maladresse de notre post et des conséquences préjudiciables pour tous qui en découlent."

En tous les cas, il est sûr et certain que cette opération n’aura pas donné une belle image de cet office du tourisme et qu’il va falloir travailler beaucoup pour expliquer au public, aux institutions et aux entreprises ce que signifie le droit à l’image pour le photographe !

lire l’article complet de l’UPP

SOUVENIR, SOUVENIR…

A Lourdes, pendant quatre jours, on a beaucoup parlé d’embuscades, de patrouilles, de morts et de guerre. On a vu aussi beaucoup de drapeaux tricolores flotter dans l’air.

Foulards bleu turquoise au cou, béret ou képi vissé sur la tête, médailles accrochées aux vestes, les anciens combattants d’Afrique du Nord se sont réunis lors d’un 13e pèlerinage regroupant environ 18 000 personnes venues de toutes les régions de France.

 l'AFN en pelerinageLes anciens combattants de l’AFN se retrouvent à Lourdes tous les deux ans. La 13e rencontre a rassemblé environ 18 000 personnes du 22 au 26 juin 2012. Crédit photographique : © 2012 Véronique Samson.

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Entre 1956 et 1962, ils étaient à terre ou en mer, simples soldats ou gradés, goums, spahis, zouaves, chasseurs alpins, maîtres chien, vétérinaires, etc. Pour commémorer la mémoire des disparus, les AFN se rassemblent tous les deux ans.

Alors que certains participent à des processions, ou des prières, d’autres font des emplettes ou sont à la recherche de camarades. Sous deux immenses tentes, on peut consulter la liste des anciens combattants, classés par régiment ou bataillon. Un homme, microphone en main, fait des annonces de recherche. D’autres ont accroché des photos ou des petites fiches colorées pour lancer des avis. Les hommes sont plongés dans leurs souvenirs.

 l'AFN en pelerinagePendant que certains échangent leurs souvenirs de régiment, d’autres prient et allument des cierges dans la grotte de Bernadette. Crédit photographique : © 2012 Véronique Samson.
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La mémoire est encore très vive. André faisait partie du 24e régiment d’infanterie de marine, lorsqu’il était en Algérie . Chaque jour, il prenait des notes et faisait le bilan de la journée. Il a conservé son petit calepin noir qu’il montre fièrement aujourd’hui. Jacques se rappelle également : « lorsque je rentrais en permission, je ne parlais pas. Je disais seulement tout va bien ». Aujourd’hui, soit 60 ans plus tard, ces papis sont heureux et fiers de parler de cette période à leurs petits enfants qui posent plus de questions que leurs enfants. «Quand on est parti pour l’Algérie, on nous a dit qu’on allait pacifier la région. Or quand on est arrivé sur place, on nous a dit que nous devrions nous battre. Il ne s’agissait plus de paix mais de guerre ! ». Alors lorsqu’on parle aujourd’hui des soldats de l’Afghanistan et des honneurs qui leur sont faits, les anciens combattants sont irrités. Ces derniers n’avaient pas choisi d’aller en Afrique du Nord pour se battre ou pour mourir. « Ce n’était pas notre métier, nous n’étions pas payés pour cela. Mais nous aimerions ne pas être oubliés ! » rajoute un Vendéen.

l'AFN en pelerinage

Procession devant le parvis de la basilique de Lourdes. Crédit photographique : © 2012 Véronique Samson.

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Pour revenir sur le terrain actuel de l’économie, participer à ce voyage-pèlerinage coûte 370 euros par personne (voyage, hébergement, repas compris). Les "pins" s’achètent à 3 euros et les DVD retraçant les festivités de ces journées sont au prix de 20 euros ou de 50 euros. On peut aussi rencontrer Guy Gilbert, "le prêtre des loubards", qui dédicace ses livres.

Comme nous pouvons le constater, à Lourdes, la petite entreprise ne connaît pas la crise !