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LE PROCES AZF – condamnation et relaxe

Dans l’affaire AZF, la décision de la Cour d’Appel de Toulouse est tombée. La cour condamne le directeur du site GRANDE PAROISSE (gestionnaire, directeur de la sécurité…), Monsieur Serge Biechlin, à trois années d’emprisonnement dont deux années assorties d’un sursis simple et à quarante cinq mille euros d’amende (45 000 €). Toutefois, il faut préciser que la partie ferme de l’emprisonnement sera faite sous le régime de la semi liberté. La cour a estimé qu' »il n’existe aucun élément de nature à minorer sa responsabilité personnelle ».

decision de la Cour d'Appel dans le proces AZF

La Cour d’Appel de Toulouse a prononcé aujourd’hui sa décision. Le juge Bernard Brunet a tranché 11 ans après les faits. Crédit photographique : © 2012 Véronique Samson.

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Par ailleurs,  la Cour condamne GRANDE PAROISSE à deux cent vingt cinq mille euros d’amende (225 000 €). Elle reconnaît ainsi la société GRANDE PAROISSE responsable, elle a commis des infractions d’homicide involontaire, avec blessures involontaires et destruction involontaire de biens appartenant à autrui. Par contre, TOTAL SA et M. Desmarest sont relaxés.

La Cour a reconnu qu’il y avait eu de graves manquements notamment au niveau de la formation des salariés travaillant sur ce site chimique classé « SEVESO 2 seuil haut« . L’usine employait 450 à 460 salariés, dont 250 environ étaient présents chaque jour. Grande Paroisse employait aussi de nombreux sous-traitants, 238 entreprises intervenaient de manière régulière ou ponctuelle.

« Du fait de son désintérêt constant pour la formation, la protection et la sécurité des salariés des entreprises sous-traitantes, M. Biechlin a généré un risque considérable pour ceux-ci, plus largement pour tout le personnel travaillant sur le site, et au-delà pour la population toulousaine« . Extrait de l’arrêt du 24 septembre 2012.

Si le personnel de l’usine avait bénéficié d’une formation concernant les produits chimiques ainsi que leur dangerosité, le tas de nitrates déclassés n’aurait jamais pu se mélanger aux produits chlorés. L’usine AZF produisait 600 000 tonnes de produits chimiques par an (acide nitrique, nitrate d’ammonium, formole, dérivés azotés…), soit environ 1 250 tonnes par jour. Monsieur Biechlin n’a pas pris non plus de mesure visant à réduire les risques et il est donc déclaré responsable.

Le 21 septembre 2001 à 10h17 et 55 secondes, le pôle chimique AZF explose. Cette explosion entraîne la mort de 21 personnes, décédées immédiatement dans l’enceinte du site ou qui décéderont plus tard. A l’extérieur de l’usine, 10 personnes sont retrouvées mortes. Aujourd’hui, de nombreuses personnes présentent encore des problèmes de santé liés à l’explosion. Il reste aussi un cratère d’une superficie d’environ 3 000 m2 et trois stèles érigées à la mémoire des morts.

Un jour viendra peut-être où les vivants réussiront à s’entendre et à rendre un seul et unique hommage aux personnes décédées. Un jour viendra peut-être où les autres usines déclarées « SEVESO », telle l’usine chimique proche de Rouen, déménageront avant que le pire n’arrive.

LA DOUCE, belle comme…

Elle est super canon avec ses jupes latérales, belle non pas comme un camion mais comme une locomotive ! C’est la 12.

la Douce de Francois Schuiten

La nouvelle bande dessinée de François Schuiten consacrée à la « Douce ». Crédit photographique : © 2012 Véronique Samson.

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Dans son nouvel album, François Schuiten nous fait découvrir la « Douce », cette locomotive conçue à l’origine par André Huet et reprise par Raoul Notesse dans les années 1930. Avec ses courbes aérodynamiques, le carénage de cette super locomotive devait répondre à la nouvelle demande de l’époque : la vitesse.

Raoul Notesse réalise alors six exemplaires de la locomotive Atlantic de Type 12 pour les chemins de fer belges. Sortie en 1939, le deuxième exemplaire du bolide (12.002) fend l’air en faisant des pointes à 165 km/h, entrainant avec lui cinq wagons. La vapeur laissant le pas à l’électricité, les locomotives effectuent leur dernier voyage en 1962 et sont tout simplement ferraillées. Seule la 12.004  échappe in extrémis à ce triste sort !

L’histoire écrite et dessinée par François Schuiten, raconte comment Léon Van Bel réussit à sauver cette locomotive, appelée aussi la Douce après la montée des eaux sur le continent. Le changement climatique a transformé les moyens de locomotion. Le transport est devenu aérien et les cheminots se sont reconvertis. Tous sauf un !

François Schuiten nous plonge ici dans l’univers du rail, des cheminots, du charbon et de la vapeur. C’est aussi un monde à la Jules Verne, un monde fantastique fait de ferraille, de cimetières et d’aventures…Mais cette histoire nous plonge aussi dans un monde bien tangible, celui des conséquences du changement climatique et de la montée des eaux !

Ecouter l’émission radiophonique de Kathleen Evin du 23 mai 2012, cliquez ici

En savoir plus : cliquez ici

Lire un extrait de la BD : cliquez ici

SORTIR A PARIS – expo photo

Actuellement, j’expose NOCTIGARE sur les grilles de la Gare de l’Est, allez-y ! Les photos restent accrochées jusqu’au 21 novembre 2011.

NOCTIGARE Veronique Samsonagenda de l’exposition NOCTIGARE – Crédit photographique : © 2011 Véronique Samson

 

Pour voir le teaser : cliquez NOCTIGARE

et

les photos

NOCTIGARE – expo photo

Elle est visitée, elle est vue par les Parisiens et les Parisiennes, c’est EnVie de la Gare, l’exposition commune organisée par les Rencontres Photographiques du 10e.

C’est dans ce cadre que NOCTIGARE s’expose également.

NOCTIGARE Veronique Samson

capture d’écran – les Rencontres Photographiques du 10e

 

Ne manquez pas les photographies d’Eric Charlot, Gérard Niermont, Véronique Mercier, VMX.

Ainsi que le teaser de NOCTIGARE : http://vimeo.com/27916361

et

https://veroniquesamson.wordpress.com/2011/10/30/noctigare-2/

NOCTIGARE

l’exposition est prolongée en décembre 2011

EXPOSITION PHOTO VERONIQUE SAMSON

NOCTIGARE

ou « fenêtres » sur la ville endormie

avec les Rencontres Photographiques de la Mairie du 10e

Au cœur de Paris, la Gare de l’Est vit au rythme de l’Homme. La nuit, elle semble dormir. Tout s’arrête pour laisser place à un vide à forte identité, un « entre-deux » mis en scène par un éclairage urbain. Passages souterrains, quais et rails, auvents et caténaires structurent ce territoire ferroviaire pour créer un maillage, sorte de résille plus ou moins dense qui encadre et met en valeur la ville endormie.

Noctigare Veronique Samson

C’est à travers des fentes, des « fenêtres » que nous découvrons ainsi l’espace urbain qui flanque et enjambe l’espace ferroviaire. Evadons nous plus loin encore à travers ces tableaux nocturnes et écoutons les murmures de la ville par delà le décor architectural dans NOCTIGARE.

voir le teaser NOCTIGARE – photographies et montage : Véronique Samson

L’exposition est prolongée en décembre 2011.

LE RAS LE BOL DES FEMMES

Certaines sont inquiètes, d’autres en colère. C’est un avenir « flou » qui se dessine pour les femmes. Elles sont descendues dans la rue pour manifester leur ras le bol. Oui, les femmes en ont assez de la triple peine : des salaires inférieurs à ceux des hommes, des carrières hachées, des retraites moindres, car en plus ce sont elles qui élèvent les enfants !

Véronique Samson la retraite des femmes

Ce n’est pas parce que la loi sur la réforme de la retraite a été votée que les femmes ne continueront pas la lutte. « La lutte pour la justice et les droits est permanente. » Crédit photographique : © Véronique Samson

Alors quand les femmes s’occupent de leurs parents âgés, de leurs enfants et de leurs petits enfants, et qu’ainsi elles font le lien transgénérationnel, la loi qui vient d’être votée sur la réforme de la retraite, est très mal accueillie. Non les femmes ne veulent pas de cette retraite là, elles le disent haut et fort !

Voir le reportage INEGALITES, LE RAS LE BOL DES FEMMES