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GRAINE D’ECRIVAINS

Samedi, le Belem a quitté Saint Malo. Mais, 273 auteurs et réalisateurs de 37 pays différents sont arrivés dans la ville corsaire qui accueille actuellement le festival Etonnants Voyageurs. Cette année, c’est à travers le roman que nous voyageons pendant trois jours mais aussi grâce aux films et aux échanges entre auteurs.

AfficheL’affiche du festival Etonnants Voyageurs de cette année. Crédit photographique : © 2013 Véronique Samson.

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Les rendez-vous proposés sont variés et pour de nombreux visiteurs, les choix sont difficiles. En effet plus de 12 rendez-vous peuvent être affichés simultanément.  Alors, entre « Je » de mémoire, une conférence avec Maryse Conde, Roland Colin, Alain Mabanckou et Boualem Sansal et « Le roman entre Orient et Occident » avec entre autres Jean Claude Carrière et Atiq Rahimi ou bien encore « Hollywood, l’usine à rêve » avec Kevin Brownlow, Michel Le Bris et Bertrand Tavernier, il faut évidement choisir !

Si l’Amérique est à l’honneur avec ses westerns, ses conflits et ses guerres, l’Afrique occupe néanmoins une place importante.

Le festival est aussi l’occasion de récompenser les jeunes plumes. Cinq lauréats du concours de nouvelles « Etonnants Voyageurs » ont reçu non seulement un diplôme mais un chèque allant de 600 à 350 euros. De plus, ils auront l’occasion de participer à une master class afin de peaufiner leur texte. Ceux-ci feront l’objet d’une publication.

Cinq élèves des quatre coins de la France sont sélectionnés parmi plus de 5 000 candidats. Cette année voici les lauréats :

Remise de prix Etonnants Voyageurs

De droite à gauche : 3e prix attribué à Maëlle Tripon, 1er à Juliette Thomas, 2e à Helena Capdevieille, 5e à Alexandre Meyer et 4e à Mathilde Bonnetier. Crédit photographique : © 2013 Véronique Samson

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Alors bon vent à cette graine d’écrivain !

CONCOURS PHOTO BIDON !

Ils sont légions les concours de photographie. Ils poussent en été comme des champignons et ils provoquent aussi des allergies dans le monde de la photographie professionnelle !

De quoi s’agit-il en réalité ? Une entreprise ou un office du tourisme fait appel à des photographes pour photographier la région. Jusque là tout va bien. Mais ce qui ne va pas du tout, c’est que non seulement la prestation est gratuite mais qu’en plus on utilise gratuitement les photographies pendant des années. En outre, l’organisateur s’attribue le droit également de diffuser gratuitement la photographie à un tiers.

la photographie

Comme l’indique l’article de l’UPP (Union des Photographes Professionnels), il serait temps de comprendre que ces concours bidon ne sont là que pour dissimuler un travail. Or tout travail demande une rémunération. Quand une entreprise travaille, elle demande une rémunération. Pourquoi serait-ce différent pour un photographe ?

« On pourrait tous faire pareil à Cherbourg :
à l’hôtel : j’ai payé 3 nuits mais la région est si belle, je pourrais pas avoir 2 ou 3 nuits offertes en plus ? Je vous ferai de la pub…
au restaurant : très bon ce repas mais j’ai encore faim, je pourrais avoir un autre dessert gratuitement ? etc… etc…. Ce responsable explique aussi que leur budget est serré… » Ben voyons, comme si les photographes vivaient d’amour et d’eau fraiche !

L’office du tourisme de Cherbourg se dit « désolé de la maladresse de notre post et des conséquences préjudiciables pour tous qui en découlent. »

En tous les cas, il est sûr et certain que cette opération n’aura pas donné une belle image de cet office du tourisme et qu’il va falloir travailler beaucoup pour expliquer au public, aux institutions et aux entreprises ce que signifie le droit à l’image pour le photographe !

lire l’article complet de l’UPP

L’ARBRE HABITE ou « DESSINE MOI LES BERGES DE DEMAIN »

Est-ce un hasard si « l’Arbre habité » est aujourd’hui le lauréat du concours « Dessine moi les berges de demain » dans la catégorie mobilier ?

En cette année internationale des forêts, rien d’étonnant ! Le jury du concours composé d’Anne Hidalgo, de Colombe Brossel, d’un architecte, d’un paysagiste, de designers entre autres, et de huit enfants s’est réuni à l’hôtel de Ville de Paris pour choisir le mobilier design qui sera réalisé dans le cadre du projet d’aménagement des berges de Seine.

arbre habite ou arbre a vivre
Adrien Cote,  âgé de 9 ans et demi a réalisé cette maquette de l’arbre habité. Il obtiendra un diplôme pour cette création. Pour sa réalisation, il faudra décider s’il s’agit d’un arbre composite et imaginaire ou bien d’un véritable arbre naturel. Crédit photographique : © Véronique Samson

L’arbre habité a presque fait l’unanimité. Il s’agit d’un concept simple qui puise son idée dans l’univers poétique de l’arbre au coeur de la ville. Il est conçu pour plusieurs et peut être le rendez vous convivial de lectrices et de lecteurs, de celles et ceux qui aiment discuter à des hauteurs différentes.  Appréhender l’espace et les berges avec des perspectives et à des hauteurs différentes dans des balançoires, c’est ce qui a séduit dans le travail très recherché de l’ensemble des maquettes proposées.

les enfants participant au jury de dessine moi les berges de demainTiffany Charles, Laury Kressmann, Anouk Silengo, Clarice Henry, de l’école Olivier de Serres font partie du jury (photo haut gauche). « S’assoir à des hauteurs différentes, ça change et s’il pleut on n’est pas mouillé », « on peut manger, lire ou dormir dans les balançoires », voici ce que ces enfants nous ont rapporté à l’issue de la réunion à l’hôtel de Ville avec Anne Hidalgo et Colombe Brossel (photo haut droit et bas droit). Crédit photographique : © Véronique Samson

Le concept d’arbre habité ou arbre à vivre sera réaliser à l’échelle 1 sur 1 pour le projet d’aménagement des berges de Seine.

Quant aux thématiques de l’eau, et de la végétation, allez voir l’exposition qui a lieu sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Vous verrez un magnifique travail d’enfants âgés de 7 à 10 ans encadrés par Laetitia Chevot et Vincent Jouanne, animateurs des centres de loisirs d’Olivier de Serres et Julien Lacroix et des professionnels de l’association Ludwik.

Les dessins et les maquettes reflètent bien la nécessité qu’éprouve l’enfant de retrouver du végétal dans la ville. Arbre à palabres, arbre à vivre, arbres qui nous font aussi respirer…