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AIRBUS FAMILY DAY A TOULOUSE

Chez Airbus, 40 ans d’innovation ça compte et cela se fête avec ses employés, sa famille et ses amis.

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Au cours de la Airbus Family Day, des pilotes en herbe ont circulé sur le tarmac dans des avions en carton.
© crédit photographique : Véronique Samson

Environ 145 000 personnes ont visité les différents sites d’exploitation toulousains, tant intérieurs qu’extérieurs pendant tout ce dimanche consacré à la Airbus Family Day. Les visiteurs ont découvert entre autres les bureaux et les halls d’assemblage. A voir la longue file d’attente devant le hall d’exposition de maquettes grandeur nature, ce site a suscité beaucoup d’intérêt. Mais les avions au sol ont attiré aussi beaucoup de visiteurs ainsi que les remarquables show aériens. C’est le pilote du A380 avec un décollage impressionnant et un virage époustouflant qui a remporté le plus grand nombre d’applaudissements. Dans le ciel bleu de la ville rose, le géant de l’espace a dessiné le ciel de larges trainées blanches.

La fête s’est terminée par un superbe concert pour les 3 000 volontaires et leurs invités ainsi qu’une tombola.

PAS DE RECONDUITE A LA FRONTIERE POUR LES OURS DES PYRENEES

Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, rencontre aujourd’hui les membres du Comité de Massif des Pyrénées. Il s’agit de débattre sur des propositions en vue d’une stratégie de préservation et de valorisation de la biodiversité pyrénéenne. Mais il s’agit bien-sûr d’évoquer aussi le problème de l’ours brun dans nos montagnes. Rassemblés devant la préfecture de Toulouse, les opposants à la réintroduction de l’ours, rythment avec des pétards le discours de la Secrétaire d’Etat.

Chantal Jouanno à Toulouse

De gauche à droite . Dominique Bur, préfet, Chantal Jouanno et son attaché de presse, à la préfecture de Toulouse – crédit photographique : © Véronique Samson

Que les opposants soient rassurés, Chantal Jouanno annonce qu’il n’y aura «pas de nouvelle introduction massive et systématique de l’ours», contrairement au gros titre de la Dépêche du Midi (Deux ours de plus ?). Cette méthode a crée des heurts au sein de la population locale, donc aujourd’hui il faut « sortir de cette logique », dit-elle. En 1996, huit plantigrades avaient été introduits, mais 3 sont morts. A l’heure actuelle, les ours se reproduisent naturellement et les plantigrades sont mieux adaptés à leur environnement de haute montagne. Elle insiste il n’y aura pas « d’introduction de 6 à 10 ours qu’on va chercher ailleurs ». Par contre, il y aura un «remplacement systématique des ours morts accidentellement», ainsi qu’un « suivi annuel de la population des ours ». Le Comité de massif co-décidera l’élaboration de la stratégie et réalisera le suivi. Dominique Maïtia, co-Président du comité de Massif, rajoute sur le ton de l’humour : « il n’y aura pas de reconduite à la frontière, pas de charter pour les ours… ». Il n’a pas précisé s’il s’agissait de la frontière espagnole ou slovène ! C’est également le Comité, qui sera chargé de définir ce qu’est un «ours à problème». Franska, tuée en 2007, a été définie ainsi par la Secrétaire d’Etat. Celle-ci a demandé à ce que le choix de l’ours se fasse cette fois-ci « sans pression médiatique et sans pression de calendrier ». Le plantigrade qui sera réintroduit ne devra pas être un ours nourri, qui aura l’habitude de se rapprocher des Hommes ». Il devra avoir un « comportement farouche » afin qu’il reste dans son milieu de haute voire moyenne montagne, ce qui avec Franska n’était pas le cas, selon Chantal Jouanno. Le prochain lâcher d’ours ne se fera pas avant le printemps 2011. Financièrement, il faut savoir qu’en 2006, un lâcher d’ours coûtait environ 500 000 euros par ours. Le lâcher aura lieu dans le Béarn puisque dans cette région, il ne reste plus que trois mâles. Une femelle sera introduite dans le massif afin que la reproduction se fasse naturellement. Actuellement 19 à 22 plantigrades vivent dans les Pyrénées. Mais nous sommes loin de l’objectif des 50 plantigrades, qui forment une population viable, réclamé par les défenseurs de l’ours.

Chantal Jouanno veut apaiser les passions et souhaite « faire de l’écologie sereinement et honnêtement ». Elle ne veut pas tomber dans les symboles et trouve réducteur de lier la biodiversité uniquement au problème de l’ours brun. La biodiversité, c’est aussi s’occuper du bouquetin, du vautour, du grand tétras et du desman. Elle rajoute : « la biodiversité, c’est aussi la qualité des eaux, l’alimentation, la pharmacopée. C’est un tout.» Mais de manière plus comptable, n’oublions pas de rappeler que l’Europe accorde des crédits pour la conservation de l’ours. L’Etat doit donc proposer des stratégies environnementales sérieuses, sinon il devra payer non seulement une amende mais à l’avenir les crédits seront bloqués. La stratégie d’apaisement de Chantal Jouanno ne sera donc peut-être pas aussi durable que son ministère…

BIODIVERSITE ET ENTOMOLOGIE

Indispensable à la pollinisation, les fleurs et les insectes contribuent à la biodiversité. Alain Cipière, alias El Chip, a photographié ces animaux pollinisateurs et nous fait partager son univers dans une galerie riche et bien documentée. C’est un voyage dans l’univers de la macro, dans le monde de l’entomologie, l’histoire du plus petit que soi qui nous permet de vivre et respirer.

Pavot rouge dans le jardin de Colette

Pavot rouge en fin de floraison – crédit photographique : © Véronique Samson

Les insectes transmettent le pollen de fleurs en fleurs.  Les Hommes transmettent leur savoir d’Homme à Homme.

Un mot d'Alain Cipière :
"Je voudrais remercier les distingués naturalistes, les pointus
entomologistes, les administrateurs et animateurs du Muséum de Toulouse,
pour m'avoir accompagné et aidé à enfourcher la grande cavale
entomologique; je ne m'en remettrai jamais..."

237 jours

Des odeurs alléchantes de poulet, d’oignons, des crépitements de feu, une musique malienne et des discussions en bambara et en soninké…On se croirait presque au pays. Mais les voitures qui circulent à un mètre des tentes des Sans Papiers nous ramènent au piquet de grève de la Porte des Lilas (19e arrondissement de Paris), sur le chantier du tramway.

Piquet de grève à la Porte des Lilas

Aujourd’hui, c’est le 237e jour de grève. Ibrahim cuisine pour l’équipe qui assure la permanence du piquet de grève, pendant que d’autres grévistes récoltent de l’argent auprès des passants, s’améliorent en français ou discutent avec les invités  – crédit photographique : © Véronique Samson

Ils font grève depuis le 12 octobre 2009 et attendent leur régularisation. L’attente est longue, les grévistes sont fatigués mais grâce au soutien de la population, ils ne se découragent pas.

INCENDIE AU 7e

Paris, le 24 mai 2010 – Surprise, des policiers ont bloqué les accès au pâté de maison de ma rue. Des pompiers ont déployé une échelle pour accéder au 7e et dernier étage du bâtiment, où j’habite depuis un mois. Ils m’assurent qu’il n’y a ni mort, ni blessé. L’ascenseur est mis hors service, le gaz et l’électricité sont coupés ainsi que l’eau. Les pompiers ont réussi à éteindre l’incendie mais l’eau coule par la gaine de l’ascenseur et le faux plafond. Elle atteint maintenant le 5e étage. Heureusement notre appartement est hors d’eau. Tout est intacte. Mais au 7e les dégâts sont considérables, il ne reste rien ! Sauf les magnifiques dégoulinures sur les murs en plâtre du palier dans lesquelles j’y ai vu de l’art abstrait, des paysages asiatiques, des beaux restes !

Vue de l’intérieur de l’appartement détruit. La toiture n’est pas atteinte mais tous les fluides (eau, électricité) sont détruits, ainsi que la porte palière, le mobilier et les revêtements muraux. Au sol, un amas de restes noirâtres nage dans l’eau.  Crédit photographique : © Véronique Samson

LES BEAUX RESTES

Peinture japonaise, calligraphie chinoise, exercice artistique, geste spontané ou travaillé, voici ce qu’inspire cette peinture en noir et blanc.  Simplicité, abstraction,  goût de l’épure, certes,  mais de quoi s’agit-il réellement ?

Si vous avez une idée de ce que représente réellement cette photographie, émettez là !

art, peinture, calligraphie

crédit photographique :  © Véronique Samson

RÊVE OU REALITE

Imaginons un instant que les Champs Elysées deviennent un espace végétal non pas pour deux jours mais pour toujours !

Nous pourrions à nouveau écouter les oiseaux chanter au lieu de subir le vrombissement et la pollution des voitures. Les abeilles butineraient les fleurs de lavande, le colza etc.  Les feux de circulation devenus inutiles, auraient disparu. Les amoureux pourraient s’enlacer entre les plants de tabac et les bambous. Les enfants courraient entre la vigne et les cyprès. Les vieux assis entre deux hêtres pourpres, diraient : tu te rappelles jadis quand il y avait encore des voitures sur les Champs, c’est tout de même mieux maintenant…

A quelques rues de là, la Tour Eiffel du haut de ses 317  mètres nous interpèle : née en 1889 je suis encore là ! Et comment va la biodiversité en 2010 ? est-ce que toutes les espèces sont encore là ? Imaginons nous donc en 2050, les Champs sont verts et nous nous remémorons les difficultés, les réticences, les critiques faites au Maire de Paris pour avoir imposé ce projet !

les flâneurs du dimanche visitent les Champs Elysées transformés en espace végétal

Les flâneurs du dimanche visitent les Champs Elysées transformés en espace végétal et découvrent des arbres et des plantes venues de toute la France. Les jeunes agriculteurs répondent à toutes les questions des curieux même à une heure tardive – Crédit photographique : © Véronique Samson

DE LA VERDURE EPHEMERE AUX CHAMPS

Préparatifs pendant la nuit du samedi au dimanche et ballet de manitous

Venus de toutes les régions de France, environ 600 jeunes agriculteurs sont arrivés à Paris en après midi pour une opération de séduction sur les Champs Elysées. Le but de l’opération est de planter cette avenue avec des arbres, du maïs, de colza, de blé tendre… Pour Franck Seguinier, agriculteur en cours d’installation dans le Morvan, il s’agit aussi « d’expliquer au public l’itinéraire cultural des diverses plantations et notamment les céréales« . Pour Eric Joanon, agriculteur et éleveur de charolais en Saône et Loire, cette opération vise également à « mobiliser les jeunes agriculteurs pour une plus grande solidarité« . Il s’agit aussi de « changer l’opinion du public qui considère trop souvent l’agriculteur comme le pollueur de la planète » et de « regagner leur estime« . Les plants qui verdissent les Champs ce week-end ont poussé autour de Paris mais aussi en province. Avec le transport des 986 palettes, il faudra néanmoins calculer le bilan carbone.

Champs Elysees, Capitale nature, biodiversite, agriculteur, eleveur, maïs, bléSecteur 1 : les jeunes agriculteurs bénévoles ainsi que le personnel embauché pour cette opération mettent en place les cultures qui couvrent les Champs Elysées soit 3 hectares. L’opération dure toute la nuit. A 8h l’avenue deviendra bien la plus belle avenue du monde – crédit photographique : © Véronique Samson