Archives de Tag: reportage

QUI SEME LA MISERE, RECOLTE LA COLERE !

Toulouse, le 16 octobre 2010

C’est en scandant les slogans tels que « oui, oui, oui à la démocratie », et « sarko t’est foutu, la jeunesse est dans la rue » que les lycéens ont défilé dans les rues de Toulouse avec retraités et syndicats pour manifester une deuxième fois cette semaine. Bien décidés à s’investir dans ce mouvement social contre la réforme de la retraite, la jeunesse a fait du bruit et elle a impressionné. Les lycéennes et les lycéens ont décidé de s’organiser, de coordonner leur action et de redescendre la semaine prochaine dans la rue avec banderoles et slogans. Pas question de lâcher le morceau !

manifestation contre les reformes de la retraiteBien déterminés, les lycéens toulousains ont revendiqué avec force leurs aspirations. Avec « Jeunesse lève toi » et « Sarko serre les fesses, on arrive à toute vitesse » le gouvernement devra craindre, lui, de battre en retraite ! © crédit photographique Véronique Samson

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Inégalités, le ras le bol des femmes

et

Belle et rebelle, la jeunesse est dans la rue

HOMO FABER AU XXIe SIECLE ou la transmission des savoirs

A l’heure où en France, les travailleurs se suicident sur leur lieu de travail, ce POM (Petite Oeuvre Multimédia) intitulé « HOMO FABER ou la transmission des savoirs » nous montre qu’il existe d’autres approches du travail. Oui, en Picardie, on peut aimer son travail et en être fier !

cliquez pour voir le POM/vidéo

st samson Carte postale représentant l’ancienne usine de carrelage de St Samson la Poterie. Actuellement elle a peu changé faute d’entretien de l’ancien propriétaire. © crédit photographique : Véronique Samson

Loin d’être de simples opérateurs, David et ses collègues sont acteurs. Ils ne connaissent pas la parcellisation des tâches, « on fait du début jusqu’à la fin ». Pas de rétention d’information et de jeu de pouvoir; ces salariés se transmettent entre eux leur savoir et leur savoir-faire dans le domaine de l’argile et du carrelage pour créer un produit unique, façonné de leurs mains.

A St Samson la Poterie, il fait bon vivre et bon travailler !

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LA SOIREE CONCERT

Le concert offert lors de la Airbus Family Day commençait fort. De l’ambiance, de vieux tubes, des souvenirs et peu à peu la piste de danse fut envahie….le hall d’assemblage s’enflammait.

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© crédit photographique : Véronique Samson

AIRBUS FAMILY DAY A TOULOUSE

Chez Airbus, 40 ans d’innovation ça compte et cela se fête avec ses employés, sa famille et ses amis.

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Au cours de la Airbus Family Day, des pilotes en herbe ont circulé sur le tarmac dans des avions en carton.
© crédit photographique : Véronique Samson

Environ 145 000 personnes ont visité les différents sites d’exploitation toulousains, tant intérieurs qu’extérieurs pendant tout ce dimanche consacré à la Airbus Family Day. Les visiteurs ont découvert entre autres les bureaux et les halls d’assemblage. A voir la longue file d’attente devant le hall d’exposition de maquettes grandeur nature, ce site a suscité beaucoup d’intérêt. Mais les avions au sol ont attiré aussi beaucoup de visiteurs ainsi que les remarquables show aériens. C’est le pilote du A380 avec un décollage impressionnant et un virage époustouflant qui a remporté le plus grand nombre d’applaudissements. Dans le ciel bleu de la ville rose, le géant de l’espace a dessiné le ciel de larges trainées blanches.

La fête s’est terminée par un superbe concert pour les 3 000 volontaires et leurs invités ainsi qu’une tombola.

PAS DE RECONDUITE A LA FRONTIERE POUR LES OURS DES PYRENEES

Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, rencontre aujourd’hui les membres du Comité de Massif des Pyrénées. Il s’agit de débattre sur des propositions en vue d’une stratégie de préservation et de valorisation de la biodiversité pyrénéenne. Mais il s’agit bien-sûr d’évoquer aussi le problème de l’ours brun dans nos montagnes. Rassemblés devant la préfecture de Toulouse, les opposants à la réintroduction de l’ours, rythment avec des pétards le discours de la Secrétaire d’Etat.

Chantal Jouanno à Toulouse

De gauche à droite . Dominique Bur, préfet, Chantal Jouanno et son attaché de presse, à la préfecture de Toulouse – crédit photographique : © Véronique Samson

Que les opposants soient rassurés, Chantal Jouanno annonce qu’il n’y aura «pas de nouvelle introduction massive et systématique de l’ours», contrairement au gros titre de la Dépêche du Midi (Deux ours de plus ?). Cette méthode a crée des heurts au sein de la population locale, donc aujourd’hui il faut « sortir de cette logique », dit-elle. En 1996, huit plantigrades avaient été introduits, mais 3 sont morts. A l’heure actuelle, les ours se reproduisent naturellement et les plantigrades sont mieux adaptés à leur environnement de haute montagne. Elle insiste il n’y aura pas « d’introduction de 6 à 10 ours qu’on va chercher ailleurs ». Par contre, il y aura un «remplacement systématique des ours morts accidentellement», ainsi qu’un « suivi annuel de la population des ours ». Le Comité de massif co-décidera l’élaboration de la stratégie et réalisera le suivi. Dominique Maïtia, co-Président du comité de Massif, rajoute sur le ton de l’humour : « il n’y aura pas de reconduite à la frontière, pas de charter pour les ours… ». Il n’a pas précisé s’il s’agissait de la frontière espagnole ou slovène ! C’est également le Comité, qui sera chargé de définir ce qu’est un «ours à problème». Franska, tuée en 2007, a été définie ainsi par la Secrétaire d’Etat. Celle-ci a demandé à ce que le choix de l’ours se fasse cette fois-ci « sans pression médiatique et sans pression de calendrier ». Le plantigrade qui sera réintroduit ne devra pas être un ours nourri, qui aura l’habitude de se rapprocher des Hommes ». Il devra avoir un « comportement farouche » afin qu’il reste dans son milieu de haute voire moyenne montagne, ce qui avec Franska n’était pas le cas, selon Chantal Jouanno. Le prochain lâcher d’ours ne se fera pas avant le printemps 2011. Financièrement, il faut savoir qu’en 2006, un lâcher d’ours coûtait environ 500 000 euros par ours. Le lâcher aura lieu dans le Béarn puisque dans cette région, il ne reste plus que trois mâles. Une femelle sera introduite dans le massif afin que la reproduction se fasse naturellement. Actuellement 19 à 22 plantigrades vivent dans les Pyrénées. Mais nous sommes loin de l’objectif des 50 plantigrades, qui forment une population viable, réclamé par les défenseurs de l’ours.

Chantal Jouanno veut apaiser les passions et souhaite « faire de l’écologie sereinement et honnêtement ». Elle ne veut pas tomber dans les symboles et trouve réducteur de lier la biodiversité uniquement au problème de l’ours brun. La biodiversité, c’est aussi s’occuper du bouquetin, du vautour, du grand tétras et du desman. Elle rajoute : « la biodiversité, c’est aussi la qualité des eaux, l’alimentation, la pharmacopée. C’est un tout.» Mais de manière plus comptable, n’oublions pas de rappeler que l’Europe accorde des crédits pour la conservation de l’ours. L’Etat doit donc proposer des stratégies environnementales sérieuses, sinon il devra payer non seulement une amende mais à l’avenir les crédits seront bloqués. La stratégie d’apaisement de Chantal Jouanno ne sera donc peut-être pas aussi durable que son ministère…

BIODIVERSITE ET ENTOMOLOGIE

Indispensable à la pollinisation, les fleurs et les insectes contribuent à la biodiversité. Alain Cipière, alias El Chip, a photographié ces animaux pollinisateurs et nous fait partager son univers dans une galerie riche et bien documentée. C’est un voyage dans l’univers de la macro, dans le monde de l’entomologie, l’histoire du plus petit que soi qui nous permet de vivre et respirer.

Pavot rouge dans le jardin de Colette

Pavot rouge en fin de floraison – crédit photographique : © Véronique Samson

Les insectes transmettent le pollen de fleurs en fleurs.  Les Hommes transmettent leur savoir d’Homme à Homme.

Un mot d'Alain Cipière :
"Je voudrais remercier les distingués naturalistes, les pointus
entomologistes, les administrateurs et animateurs du Muséum de Toulouse,
pour m'avoir accompagné et aidé à enfourcher la grande cavale
entomologique; je ne m'en remettrai jamais..."

237 jours

Des odeurs alléchantes de poulet, d’oignons, des crépitements de feu, une musique malienne et des discussions en bambara et en soninké…On se croirait presque au pays. Mais les voitures qui circulent à un mètre des tentes des Sans Papiers nous ramènent au piquet de grève de la Porte des Lilas (19e arrondissement de Paris), sur le chantier du tramway.

Piquet de grève à la Porte des Lilas

Aujourd’hui, c’est le 237e jour de grève. Ibrahim cuisine pour l’équipe qui assure la permanence du piquet de grève, pendant que d’autres grévistes récoltent de l’argent auprès des passants, s’améliorent en français ou discutent avec les invités  – crédit photographique : © Véronique Samson

Ils font grève depuis le 12 octobre 2009 et attendent leur régularisation. L’attente est longue, les grévistes sont fatigués mais grâce au soutien de la population, ils ne se découragent pas.