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Le glyphosate et le cancer

 

Le lobby de l’industrie chimique semble avoir réussi son coup : rétablir une situation qui lui était préjudiciable en terme de bénéfice financier ou autrement dit, continuer à vendre le glyphosate, principe actif du Round Up dans le monde entier. L’ECHA, l’Agence européenne des produits chimiques a déclaré mercredi 15 mars 2017 que le glyphosate n’est pas cancérigène contrairement aux recherches de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et à celles de l’Agence Internationale de la Santé pour la Recherche sur le Cancer (IARC)

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Abeille butinant – Crédit photographique : © 2017 Véronique Samson.

 

Le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé au monde. Répandu sur les champs et dans les nappes phréatiques, c’est un des composants que vous retrouvez dans vos assiettes ou dans vos verres, sans parler des particules que vous respirez. La lutte des chimistes et lobbistes a eu raison des préconisateurs du principe de précaution et de notre santé.

L’autoroute de l’argent gagné en polluant la planète est-elle désormais grande ouverte ? Devons nous en restez là et regardez les pollueurs continuer ce biocide ? La justice américaine a révélé qu’il y a eu des connivences entre Monsanto et l’EPA, l’Agence de Protection de l’Environnement. Alors gardons espoir pour que le bonheur soit réellement dans le pré pour nous et pour les générations futures !

 

Pour en savoir plus :

l’article du Monde de 2015 de Stéphane Foucart : Le désherbant Roundup classé cancérogène

Pour s’impliquer avec les 84 810 signataires à ce jour : la pétition

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LE MUR DE TRUMP : une mane pour quelques entreprises

Une semaine de présidence Trump et déjà des décrets. Donald Trump n’a pas chômé.

En autres, il décrète la « construction immédiate d’un mur physique» sur le frontière américano-mexicaine pour stopper l’immigration illégale et prévenir les actes terroristes. Il reprend donc le projet de 2005 puis abandonné par l’administration Obama.

Construit en Arizona sur 85 km, il a déjà coûté 1 milliard de dollars. Après cinq ans de construction, l’Etat a jeté l’éponge en 2011. Trop cher pour le contribuable. Mais quelle aubaine pour les entreprises !

« Boeing et son équipe avait construit un système compliqué constitué de capteurs, de radars et de caméras montés sur des tours afin que les gardes frontaliers puissent trouver les personnes qui entrent illégalement dans le pays. Le système fonctionnait de manière irrégulière…» rapporte le NY Times.

Mais à qui a bien pu profiter cette construction ? Les grands gagnants sont Boeing (2e entrepreneur fédéral), Wackenhut Corporation (société de sécurité) qui s’appelle maintenant G4S Secure Solutions, IBM et Man Tech International. Selon le NYT, ces quatre dernières entreprises auraient déjà empoché 218 millions de dollars dans cette opération et ce, en employant de la main d’oeuvre bon marché et illégale.

Il est clair que le décret présidentiel du 24 janvier 2017 sur les projets d’infrastructure à haute priorité tels l’amélioration du réseau électrique américain et des systèmes de télécommunication, la réparation et la modernisation des installations portuaires et aéroportuaires, oléoducs, ponts et autoroutes va attirer la convoitise de quelques sociétés.

Sachant que la frontière entre la Californie et le Texas s’étend sur environ 3 200 km, il est évident que ce projet enflamme certains. Le sénateur Micht McConnell a averti : « le Congrès construira le mur… les coûts sont estimés entre 12 et 15 milliards de dollars« . Or, une autre étude, menée par le M.I.T* donne le chiffre de 40 milliards pour un mur en béton armé de 12 m de haut et ce pour un linéaire d’environ 1 600 km.

On comprend maintenant pourquoi ce projet tient tant à coeur: il y a beaucoup beaucoup d’argent à gagner !

*MIT : Massachusetts Institute of Technologie. Cet institut est une université et un institut de recherche, spécialisé dans le domaine de la science et de la technologie.

 

COVOITURAGE LIBRE

Le site de Covoiturage-libre.fr est un site qui met en relation des automobilistes et des passagers qui souhaitent partager un même voyage dans un même véhicule à prix modéré. Mais en quoi diffère-t-il des autres sites qui ont la même vocation ?

Nicolas Raynaud nous explique les raisons pour lesquelles il a décidé de créer Covoiturage-libre.fr. « Utilisateur régulier d’un site de covoiturage célèbre, j’ai été très déçu et très agacé par leur décision unilatérale d’obliger à réserver et payer en ligne une place de covoiturage. Je ne vais pas exposer ici toutes les raisons de ma colère (le texte serait beaucoup trop long), mais plutôt vous expliquer pourquoi ce site est aujourd’hui en ligne ». lire la suite…

La différence réside donc bien dans la méthode et dans l’aspect financier. Est-il nécessaire d’obliger les passagers à payer par carte bancaire pour obtenir les coordonnées d’un/e automobiliste et de rajouter une TVA, ce qui revient à un voyage plus cher !

Ce n’est pas l’avis de Rudolf qui a aussi choisi comme beaucoup d’autres de proposer un voyage avec Covoiturage-libre.fr. Les rendez-vous sont pris en toute simplicité sur le site internet et la mise en relation est gratuite. Rudolf est à l’heure, très prévenant et sa conduite est irréprochable. Alors que demandez de plus ?

Covoiturage libre

Passion for excellence : Rudolf, Gaylor et Guillaume ont choisi Covoiturage-libre.fr. Crédit photographique : © 2012 Véronique Samson.

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Avec Covoiturage-libre.fr, le voyage peut devenir autre chose que de l’agacement de n’avoir pas le droit de contacter directement le conducteur ou la conductrice et de l’énervement en prime. Il est heureux de voir que cette initiative se démarque du mercantilisme habituel et privilégie le contact humain. Voici peut-être le début du voyage passion ou la passion de l’excellence…

PRISE D’OTAGE A TOULOUSE

C’est la deuxième prise d’otage à Toulouse pour ce mois de juin. Après celle de Météo France, celle-ci a lieu à environ 500 m de l’appartement de Mohammed Merah, dans une agence bancaire, située rue Camille Pujol dans le quartier bien connu maintenant de la Côte Pavée. Quatre personnes sont retenues depuis 10h du matin.

prise d'otage dans la rue Camille Pugol à Toulouse

La police repousse pour la deuxième fois le cordon de sécurité dans la rue Camille Pugol. L’agence bancaire, où sont retenus les otages sont dans un bâtiment sur le côté gauche, en bout de rue. Crédit photographique :  © 2012 Véronique Samson.

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Le périmètre de sécurité a été déplacé à plusieurs reprises. Le lycée du Caouzou, non loin de la banque, a été évacué. Les bus qui circulaient dans cette artère ont été stoppés et rangés vides dans une ruelle adjacente. La circulation est déviée. Les habitants ne peuvent pas rentrer chez eux. Le quartier est fermé.

A 14h, le GIGN venu de Bordeaux, avait déjà pris position dans la rue. Un camion des secours a pris également place, le gaz a été coupé. Toute la logistique s’est mise en place. Une cellule de crise a été établie dans les bureaux d’une banque située non loin du cordon de sécurité. Un livreur de pizza est arrivé avec un nombre impressionnant de pizza stockées dans sa voiture.

GIGN lors de la prise d'otage Rue Camille Pugol

Le GIGN devant le QG, l’endroit où sont rentrés le Préfet, le Procureur de la République et le maire de Toulouse Pierre Cohen. L’agence bancaire, où sont les otages, se situe devant le bâtiment beige photographié à gauche. Crédit photographique :  © 2012 Véronique Samson.

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A 15h30, le procureur de la République a fait un point devant la presse.

…« Les motivations relèvent de convictions religieuses et non pas de l’argent. Allez plus loin dans les précisions de type opérationnel, serait contre productif par rapport au dialogue que nous entretenons avec lui (le forcené). Un otage a été libéré, il reste une femme et deux hommes retenus.

Aucun autre détail. Nous nous sommes mis d’accord, nous n’ajoutons rien à ces quelques mots…les enjeux humains sont trop importants…pas d’autres précisions».

Sur ces mots, le procureur et le préfet sont repartis.

GIGN dans la Rue Camille Pugol a Toulouse

Le GIGN s’est positionné dans différents endroits de la Rue Camille Pujol et dans les rues adjacentes. Crédit photographique :  © 2012 Véronique Samson.

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Contrairement à ce qui s’était passé pour l’affaire Merah, la presse massée dans la rue Camille Pugol n’a pas eu beaucoup d’éléments d’information. Pierre Cohen qui s’est déplacé sur les lieux, n’a rien rajouté non plus et a demandé la plus grande prudence quant aux termes utilisés pour les origines de la prise d’otage. Cependant une information circulait déjà, selon laquelle la sœur du forcené aurait joint son frère au téléphone et aurait déclaré celui-ci comme étant un malade psychiatrique.

Trop éloignée de lieu de la prise d’otage, il n’a pas été possible d’entendre les coups tirés. Mais la police bloquant une autre ruelle, a confirmé les tirs vers 17h. Le RAID a donné l’assaut et a blessé le forcené. Finalement, les otages ont été libérés.

Dans l’ambiance de suspicion qui règne depuis l’affaire Merah et le traumatisme qui reste bien vivace, on a parfois tendance à citer trop rapidement Al Qaïda, d’autant plus que le forcené évoquait des convictions religieuses. Il est facile aussi de se réclamer d’une telle mouvance complètement désorganisée et à la fois il est difficile d’aller vérifier cette appartenance lorsqu’elle est évoquée.